Le décrochage scolaire

Qu’est-ce que le décrochage scolaire?
Le décrochage scolaire c’est le fait de cesser les études avant d’obtenir le diplôme minimal requis. Au Québec, le ministère de l’Éducation considère comme «décrocheur» tout élève qui était inscrit au début d'une année scolaire et qui ne l’est plus l’année suivante sans être titulaire d'un diplôme d'études secondaires.


Qui est touché pour le décrochage scolaire ?
En fait, tout le monde est touché par le décrochage scolaire car un décrocheur coûte cher à la société.


A quoi doit s’attendre un décrocheur comme vie professionnelle?
Le décrocheur aura plus de difficulté à se trouver un emploi que ceux ayant une diplomation car de plus en plus, les employeurs demandent des qualifications pour leurs emplois et les emplois qui ne demandent peu ou pas de qualifications sont malheureusement des emplois précaires, moins bien rémunérés qui conduisent plus que les autres au chômage. En 1998, 15% des personnes n’ayant pas complété leurs études secondaires était au chômage contre 10% chez celles ayant un diplôme d’études secondaires et 5,8% chez celles ayant complété des études collégiales et 5% chez les diplômés universitaires.

Le décrochage n’a pas seulement de répercussion sur la vie professionnelle du décrocheur mais aussi sur sa santé. Certaines études démontrent que majoritairement, les décrocheurs ont une espérance de vie plus courte que les autres et sont plus à risque de souffrir de dépression.


Quel sont les facteurs de risque menant au décrochage scolaire ?
Il est faux de croire qu’un jeune décide sur un coup de tête de quitter l’école. Des facteurs multidimensionnels le mènent à choisir cette voie:

  • Facteurs personnels : on retrouve entre autre les aptitudes du jeune, les difficultés d’apprentissage, les troubles du comportement et la santé tant mentale que physique.

  • Facteurs interpersonnels : il y a l’isolement social et le rejet par les autres jeunes parfois dû au manque d’habiletés sociales, ou encore l’association à des jeunes déviants.

  • Les facteurs familiaux : il y a par exemple la séparation des parents, l’isolement de la famille, la faible scolarité des parents, le manque de supervision parentale, un désengagement dans les activités scolaires et l’absence d’encouragement à l’autonomie.

  • Les facteurs institutionnels : on retrouve dans ces facteurs le climat relationnel avec les élèves et avec les adultes, les pratiques éducatives, la gestion des comportements et les valeurs véhiculées par l'école.

  • Les facteurs environnementaux : on y retrouve la désorganisation sociale que vit une communauté et/ou le taux de criminalité observé dans la communauté.


Qui sont les décrocheurs?
Les jeunes à risque de décrochage n’ont pas de profil type, une étude de Janosz et al. (2000) identifie bien cette hétérogénéité en proposant quatre groupes de décrocheurs potentiels :

  • Décrocheurs discrets : ils aiment l’école, sont engagés, ne présentent aucun problèmes comportementaux et ils ont un rendement scolaire un peu faible. (40 %)

  • Décrocheurs inadaptés : ils ont des échecs scolaires, des problèmes comportementaux, sont délinquants et proviennent de familles difficiles. (40 %)

  • Décrocheurs désengagés : ils ne présentent pas de problèmes de comportement et ont des notes dans la moyenne, mais sont très désengagés face à leur scolarisation. (10 %)

  • Décrocheurs sous-performants : ils sont en situation d’échec scolaire et sont désengagés face à leur scolarisation. Ils présentent des troubles d’apprentissage, mais aucun trouble de comportement.(10 %)


Le décrochage scolaire touche plus particulièrement les garçons que les filles mais ces dernières ne sont pas exclues car un décrocheur sur trois est une fille. Lorsque ces dernières quittent l’école avant l’obtention du diplôme, elles le font parfois pour vivre précocement la maternité.


Comment prévenir le décrochage scolaire ?
Pour prévenir le décrochage scolaire, il faut miser sur toutes les sphères possibles afin d’aider le plus de jeunes possibles.

  • Le travail fait sur les compétences sociales peut en aider certains, que ce soit de travailler sur leur taux d’absentéismes ou leurs retards ou encore sur leur non respect des règlements ne peur nuire.

  • Ensuite, travailler la compréhension tant au niveau de la langue que des consignes ou de l’organisation du temps peut aider le jeune étudiant. Une bonne partie du travail doit se faire à la maison au sein de la famille même : les devoirs fait à temps et correctement peuvent aider mais de permettre aux enfants de développer une certaine habileté sociale ne peut nuire.

  • Apprendre la gestion du stress et des angoisses et organiser un bon réseau relationnel peut aider également.

  • Aussi, que la relation parent-enseignant soit bonne et le fait que le parent s’intéresse à ce que fait son enfant à l’école aident beaucoup le jeune à se rallier à l’école.

  • Finalement, l’implication et la participation de toutes les personnes faisant partie de la vie du jeune aident le jeune à ne pas décrocher. La prévention du décrochage commence par le fait que les élèves ont le sentiment d’être soutenus tant par leurs enseignants que leurs parents.


En terminant, le décrochage scolaire est tout à fait réversible car beaucoup de jeunes et moins jeunes décident de retourner à l’école et ce afin d’obtenir leur premier diplôme qui leur permettra enfin d’améliorer leur vie. Et cette fois, la motivation est au maximum…


Site pour les décrocheurs: http://www.uneplacepourtoi.qc.ca/site/les_9_pistes/les_9_pistes.htm


Références:
http://www.leseffetsdudecrochage.com/index.php
http://www.reseaureussitemontreal.ca/spip.php?article108


Voir aussi:
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